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- Le Milieu du Siècle (1947)
« Revue des lettres et des arts »
Paris (4, rue Hautefeuille, 75006). Éditions J.-B. Janin. In-8 (190x140). [222 p.]
Dir. : Roger Lannes
Un numéro unique (janvier 1947)

Part. : Audiberti, Jacques Borde, Joë Bousquet, Jean Cassou, Jean Cocteau, Jean Follain, Pierre Guéguen, Georges Hugnet, Max Jacob, Alfred Jarry, Pierre Jean Jouve, Roger Lannes, André de Richaud, Jean Tardieu, Marguerite Yourcenar, …

Bibl. : [ISSN : / .
« Achevé d’imprimer sur les Presses de l’Imprimerie Chantenay à Paris n° d’ordre 247, en janvier 1947, pour J.B. Janin, éditeur à Paris, VIe, rue Hautefeuille, 4, OPL II.0241 n° d’édition 131. Dépôt légal 1er trim. 1947. Imprimé en France ».

« La vie publique française est toute soumise à l’esprit.
Il apparaît, qu’en France, la littérature s’engage moins à l’histoire que l’histoire à la littérature.
Il semble non douteux que nous soyons aujourd’hui à l’heure, implacable, d’une nouvelle mutation historique. Mais, par une sorte de retraite devant l’ampleur des phénomènes, la parole cède du terrain, et se trouve acculée soit au cri désespéré, soit à l’impuissance rhétorique du discours.
Les lettres françaises ne cessent point d’être très actives. Mais moins comme force créatrice originelle, que comme moyen pur et simple de témoignage et d’enregistrement. Ce n’est pas là, la tradition du génie français.
Documents humains, romanesque objectif, et même contrôle du seul esprit : critique et philosophique, cette façon de présence n’a jamais suffi à l’affirmation de la littérature devant le siècle. Cette attitude si directement engagée qu’elle veuille l’être, n’est que négatrice du point de vue de cette autonomie de la parole que nous savons si puissamment maîtresse d’elle-même et des événements.
Donc, ou bien au seuil de la seconde moitié du XXe siècle, le pouvoir sur l’avenir nous échappe, ou bien la littérature française se découvrira une nouvelle orientation du langage, un nouveau mode de l’expression.
Le but de la collection Le Milieu du Siècle est d’aider, à l’approche de 1950, à mettre à jour le style littéraire de notre temps, et à rassembler quelques-unes de ses affirmations majeures.
Cela ne se peut sans un esprit concerté. Car si, aujourd’hui, dans le domaine intellectuel, sous la pression des dogmatismes, la liberté s’avère difficile, dans le domaine esthétique, c’est de trop d’anarchie que l’époque souffre et par faute d’une confusion extrême, qu’elle n’arrive pas à se formuler ce qui est son bien propre, ce qui la distingue de ce qu’elle n’est plus, pour la préparer à ce qu’elle sera.
L’originalité dont s’efforcera Le Milieu du Siècle tient donc en ceci que bien loin de s’associer aux entreprises de soumission de la littérature aux faits, il n’aura de cesse de transcender ces derniers. Et d’autre part, cette collection s’obligera instamment à dégager le fait littéraire de ce qui s’interpose entre lui et les autres, afin de lui rendre sa toute puissance exemplaire et initiale ; il s’agit donc ici d favoriser les œuvres d’art plus que l’œuvre des idées, de rendre à la sensibilité créatrice tous ses droits à la connaissance, et de restaurer les valeurs esthétiques, seules capables peut-être de protéger l’esprit contre ce qui en lui-même le tente contre soi, au nom d’exigences pragmatiques ».
(Roger Lannes, « Le Milieu du siècle », Le Milieu du Siècle, n° 1, janvier 1947, p. 221).
 
Cf. les autres revues dirigées par Roger Lannes (1909-1982) :
- Les Feuilles Vertes (1935-1936)
- Les Feux de Paris (1935-1937) [avec Jean Fraysse]
- Les Nouvelles Lettres Françaises (1937) [avec Jean Le Louët]
- Dossiers (1946-1947)
 
[BnF : 8- Z- 30068]

- Le Milieu du Siècle, n° 1, janvier 1947 [222 p.]
Pierre Jean Jouve, Hymne / Van der Weyden / Un seul (p. 9-12),  
Jean Cocteau, Neige (p. 13-19),  [I- Puisque le silence / II- J’ai retrouvé / III- Il faut que / IV- Suis-je
Marguerite Yourcenar, Electre ou la chute des masques (p. 21-66),  
Georges Hugnet, Poèmes [L’étoile de juillet / Langage d’oiseaux / Les heures nouvelles / PS / Chansons / La mort de Gérard de Nerval / Les amazones de l’automne / Les soirées bagnolaises / Les chevaliers d’industries / Le buveur de rosée / Tout beau mon cœur] (p. 67-84),
Pierre Guéguen, Sirènes buandières [À Yanette Delétang-Tardif, en souvenir du golfe d’Is : jeux golf, culte d’Isis] [I- On restreint de pourpre les voiles / II- À la cour de Louis-Le-Vent] (p. 85-91),
Jean Cassou, Une entrée dans le monde (p. 93-121),  
Joe Bousquet, Partition  [À Jean Dubuffet] (p. 123-136),  
Jacques Borde, Visage endormi (p. 137-146),  
Jean Follain, Distractions (p. 147-160),  
Audiberti, Le lierre d’or (p. 161-170),  
Jean Tardieu, Souvenirs d’un orphelin (p. 171-177),  
André de Richaud, La Rose de Noël (p. 179-199),  
Max Jacob, Aristide (p. 201-209),  
Alfred Jarry, L’Autre Alceste (p. 211-220),  
Roger Lannes, Le Milieu du siècle (p. 221).
Note(s) :
En exergue : « Rien n’est vrai, / tout est permis / Hassan Ibn Sabbah »

- Le Milieu du Siècle (1947)
« Revue des lettres et des arts »
Paris (4, rue Hautefeuille, 75006). Éditions J.-B. Janin. In-8 (190x140). [222 p.]
Dir. : Roger Lannes
Un numéro unique (janvier 1947)

Part. : Audiberti, Jacques Borde, Joë Bousquet, Jean Cassou, Jean Cocteau, Jean Follain, Pierre Guéguen, Georges Hugnet, Max Jacob, Alfred Jarry, Pierre Jean Jouve, Roger Lannes, André de Richaud, Jean Tardieu, Marguerite Yourcenar, …

Bibl. : [ISSN : / .
« Achevé d’imprimer sur les Presses de l’Imprimerie Chantenay à Paris n° d’ordre 247, en janvier 1947, pour J.B. Janin, éditeur à Paris, VIe, rue Hautefeuille, 4, OPL II.0241 n° d’édition 131. Dépôt légal 1er trim. 1947. Imprimé en France ».

« La vie publique française est toute soumise à l’esprit.
Il apparaît, qu’en France, la littérature s’engage moins à l’histoire que l’histoire à la littérature.
Il semble non douteux que nous soyons aujourd’hui à l’heure, implacable, d’une nouvelle mutation historique. Mais, par une sorte de retraite devant l’ampleur des phénomènes, la parole cède du terrain, et se trouve acculée soit au cri désespéré, soit à l’impuissance rhétorique du discours.
Les lettres françaises ne cessent point d’être très actives. Mais moins comme force créatrice originelle, que comme moyen pur et simple de témoignage et d’enregistrement. Ce n’est pas là, la tradition du génie français.
Documents humains, romanesque objectif, et même contrôle du seul esprit : critique et philosophique, cette façon de présence n’a jamais suffi à l’affirmation de la littérature devant le siècle. Cette attitude si directement engagée qu’elle veuille l’être, n’est que négatrice du point de vue de cette autonomie de la parole que nous savons si puissamment maîtresse d’elle-même et des événements.
Donc, ou bien au seuil de la seconde moitié du XXe siècle, le pouvoir sur l’avenir nous échappe, ou bien la littérature française se découvrira une nouvelle orientation du langage, un nouveau mode de l’expression.
Le but de la collection Le Milieu du Siècle est d’aider, à l’approche de 1950, à mettre à jour le style littéraire de notre temps, et à rassembler quelques-unes de ses affirmations majeures.
Cela ne se peut sans un esprit concerté. Car si, aujourd’hui, dans le domaine intellectuel, sous la pression des dogmatismes, la liberté s’avère difficile, dans le domaine esthétique, c’est de trop d’anarchie que l’époque souffre et par faute d’une confusion extrême, qu’elle n’arrive pas à se formuler ce qui est son bien propre, ce qui la distingue de ce qu’elle n’est plus, pour la préparer à ce qu’elle sera.
L’originalité dont s’efforcera Le Milieu du Siècle tient donc en ceci que bien loin de s’associer aux entreprises de soumission de la littérature aux faits, il n’aura de cesse de transcender ces derniers. Et d’autre part, cette collection s’obligera instamment à dégager le fait littéraire de ce qui s’interpose entre lui et les autres, afin de lui rendre sa toute puissance exemplaire et initiale ; il s’agit donc ici d favoriser les œuvres d’art plus que l’œuvre des idées, de rendre à la sensibilité créatrice tous ses droits à la connaissance, et de restaurer les valeurs esthétiques, seules capables peut-être de protéger l’esprit contre ce qui en lui-même le tente contre soi, au nom d’exigences pragmatiques ».
(Roger Lannes, « Le Milieu du siècle », Le Milieu du Siècle, n° 1, janvier 1947, p. 221).
 
Cf. les autres revues dirigées par Roger Lannes (1909-1982) :
- Les Feuilles Vertes (1935-1936)
- Les Feux de Paris (1935-1937) [avec Jean Fraysse]
- Les Nouvelles Lettres Françaises (1937) [avec Jean Le Louët]
- Dossiers (1946-1947)
 
[BnF : 8- Z- 30068]

- Le Milieu du Siècle, n° 1, janvier 1947 [222 p.]
Pierre Jean Jouve, Hymne / Van der Weyden / Un seul (p. 9-12),  
Jean Cocteau, Neige (p. 13-19),  [I- Puisque le silence / II- J’ai retrouvé / III- Il faut que / IV- Suis-je
Marguerite Yourcenar, Electre ou la chute des masques (p. 21-66),  
Georges Hugnet, Poèmes [L’étoile de juillet / Langage d’oiseaux / Les heures nouvelles / PS / Chansons / La mort de Gérard de Nerval / Les amazones de l’automne / Les soirées bagnolaises / Les chevaliers d’industries / Le buveur de rosée / Tout beau mon cœur] (p. 67-84),
Pierre Guéguen, Sirènes buandières [À Yanette Delétang-Tardif, en souvenir du golfe d’Is : jeux golf, culte d’Isis] [I- On restreint de pourpre les voiles / II- À la cour de Louis-Le-Vent] (p. 85-91),
Jean Cassou, Une entrée dans le monde (p. 93-121),  
Joe Bousquet, Partition  [À Jean Dubuffet] (p. 123-136),  
Jacques Borde, Visage endormi (p. 137-146),  
Jean Follain, Distractions (p. 147-160),  
Audiberti, Le lierre d’or (p. 161-170),  
Jean Tardieu, Souvenirs d’un orphelin (p. 171-177),  
André de Richaud, La Rose de Noël (p. 179-199),  
Max Jacob, Aristide (p. 201-209),  
Alfred Jarry, L’Autre Alceste (p. 211-220),  
Roger Lannes, Le Milieu du siècle (p. 221).
Note(s) :
En exergue : « Rien n’est vrai, / tout est permis / Hassan Ibn Sabbah »

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Date de création : 27/08/2015 11:25
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